Aller au contenu principal
Fermer

La Russie dément tout "risque épidémique" après des soupçons de peste en Sibérie
information fournie par AFP 07/10/2026 à 18:45

Une employée de la sécurité porte un masque de protection à l'entrée d'un hôpital spécialisé dans les maladies infectieuses à Chelekhov, dans la région d'Irkoutsk, le 7 octobre 2026 en Russie ( AFP / TATYANA MAKEYEVA )

Une employée de la sécurité porte un masque de protection à l'entrée d'un hôpital spécialisé dans les maladies infectieuses à Chelekhov, dans la région d'Irkoutsk, le 7 octobre 2026 en Russie ( AFP / TATYANA MAKEYEVA )

Les autorités russes ont affirmé mercredi qu'il n'existait "aucun risque épidémique" en Sibérie après la mort d'une laborantine d'un institut travaillant sur la peste, dénonçant de "fausses informations" alors que les appels à plus de transparence se multiplient, notamment de la part de l'OMS, de l'UE et des Etats-Unis.

L'Organisation mondiale de la santé, les États-Unis et l'Union européenne ont exhorté la Russie à fournir davantage d'informations à la suite du décès de cette femme de 28 ans, qui a pris ces derniers jours une ampleur internationale. La Mongolie a elle ordonné mercredi une "surveillance" à sa frontière.

La mort de cette technicienne de laboratoire, qui travaillait pour l'Institut de lutte contre la peste d'Irkoutsk, en Sibérie, a été rapportée par plusieurs médias russes vendredi. Selon le média local Peuples du Baïkal, elle aurait pu contracter la peste pulmonaire après le bris d'un tube à essai.

"La surveillance médicale de plus de 90% des personnes ayant été en contact avec la patiente est terminée. Aucun trouble de santé lié à une pathologie infectieuse n'a été détecté", a affirmé mercredi l'agence de santé publique russe Rospotrebnadzor.

"Il n'existe aucun risque épidémique pour la population d'Irkoutsk et de la région d'Irkoutsk", a-t-elle indiqué.

Pas de "vision complète"

Selon Rospotrebnadzor, la laborantine "avait été vaccinée et disposait d'une immunité contre les infections dangereuses avec lesquelles elle travaillait" et deux commissions d'experts en sécurité biologique ont conclu qu'"aucune situation d'urgence liée à la manipulation de micro-organismes pathogènes n'a été constatée".

L'hôpital spécialisé dans les maladies infectieuses à Chelekhov, dans la région d'Irkoutsk, où une employée de l'Institut de recherche contre la peste d'Irkoutsk est décédée, le 7 octobre 2026 en Russie ( AFP / STRINGER )

L'hôpital spécialisé dans les maladies infectieuses à Chelekhov, dans la région d'Irkoutsk, où une employée de l'Institut de recherche contre la peste d'Irkoutsk est décédée, le 7 octobre 2026 en Russie ( AFP / STRINGER )

Pour autant, l'Organisation mondiale de la santé a annoncé mercredi soir ne pas être "en mesure" à ce stade de mener une évaluation complète des risques, faute d'une "vision complète" de la situation.

La peste est une maladie infectieuse causée par des bactéries. La peste pulmonaire est hautement contagieuse et peut être mortelle si elle n'est pas traitée rapidement, selon l'OMS.

Pneumonie "indéterminée"

Une commission sanitaire avait précédemment affirmé que les analyses post-mortem réalisées sur la laborantine permettaient de conclure qu'elle était décédée d'une "pneumonie" à l'origine "indéterminée" et qu'"aucun micro-organisme lié à l'activité professionnelle de la jeune femme n'a été détecté dans ses biomatériaux".

L'institut contre la peste à Irkoutsk,  le 7 octobre 2026 en Russie ( AFP / TATYANA MAKEYEVA )

L'institut contre la peste à Irkoutsk, le 7 octobre 2026 en Russie ( AFP / TATYANA MAKEYEVA )

Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a lui affirmé mercredi que la "grande majorité" des informations rapportées par des médias sur la mort de cette femme étaient "fausses".

Il a par ailleurs affirmé ne pas disposer d'informations sur une demande des États-Unis adressée à Moscou pour obtenir des éclaircissements, précisant que Moscou avait déjà informé l'OMS sur ce sujet.

Le président américain Donald Trump a indiqué qu'une conversation téléphonique avec Vladimir Poutine était "prévue" pour évoquer cette situation.

"Il incombe à la Russie de partager davantage d'informations sur ce qui s'est passé", a dit le secrétaire d'Etat Marco Rubio, soulignant que toute infection en laboratoire inquiétait d'autant plus depuis la pandémie de Covid.

Interrogé, le porte-parole du Kremlin a déclaré qu'un entretien entre les présidents russe et américain sur ce sujet n'avait "pas fait l'objet de discussions concrètes pour l'instant".

La porte-parole de la Commission européenne Eva Hrncirova a elle aussi réclamé à la Russie des informations "rapides et transparentes".

Le directeur de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus lors d'une conférence de presse à Genève, le 7 octobre 2026 ( AFP / Fabrice COFFRINI )

Le directeur de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus lors d'une conférence de presse à Genève, le 7 octobre 2026 ( AFP / Fabrice COFFRINI )

Et Tedros Adhanom Ghebreyesus, le directeur de l'OMS, a appelé à faire la lumière "sur les informations dans les médias faisant état d'un second employé atteint d'une pneumonie d'origine indéterminée".

Mardi, son organisation avait estimé que le risque était a priori "faible" pour la Russie et "très faible" pour l'Europe.

1 commentaire

  • 19:32

    2000 ans de mensonges, business as usual.


Signaler le commentaire

Fermer

A lire aussi

Pages les plus populaires